Hier soir, alors que Jean-Marie s'installe, un jeune homme avec sac à dos s'approche de son squat. Ils se disent bonjour comme ils peuvent. Sur ce, le jeune sort deux bières bien fraîches de son sac et en offre une à Jean-Marie puis ... disparaît!
La nuit étoilée a veillé sur le bon repos de Jean-Marie. Il est réveillé vers cinq heures du matin par des camions qui installent une brocante sur ce qui était hier encore un vaste parking. Plus question de dormir. Il remballe ses affaires, prend son petit déjeuner et quitte son parc à 6h30.

Comme hier, il prend la direction de Venise. Il fait frais, il n'y a pas de vent, ça roule bien. Vers 11h30, il est aux portes de Mestre. Venise est à six kilomètres. Il se dit que ce serait dommage d'être aux portes de cette illustre ville sans s'y rendre. La circulation est terrible. Le passage pour s'y rendre est gigantesque. Il y a une double route, deux voies de chemin de fer, et une cyclable/piétonnier. Le tout sur cinq kilomètres. Les trains se succèdent à une vitesse incroyable; les avions se posent et décollent de l'aéroport très proche. C'est spectaculaire et quasi indescriptible.  
Jean-Marie emprunte une passerelle en bois et arrive sur place. Films et photos sont de rigueur. Il mange à Venise, ville sur pilotis, et observe la vie sur place et les embarcations de toutes sortes.

Il retourne ensuite à Mestre qu'il traverse difficilement; il lui faudra demander plusieurs fois sa route pour prendre celle de Mira. Il fait ses courses du soir au Lidl de Marghera, banlieue de Mestre. Il arrive au camping Serenissima de Mira à 15h20. Il est bien installé et surtout, apprécie la douche! Comme bien souvent dans ces régions, le paiement se fera demain matin ... Le bureau ouvre à 7h45.

Quelques chiffres    16,50€    6h21 de selle    Moyenne 16,3

Anecdote  : En cours de route, Jean-Marie trouve un portable avec la puce; un peu plus loin, il trouve la batterie, un peu plus loin encore, le reste du boîtier. Il remonte le tout et l'essaie ... il fonctionne. Il l'emporte sans savoir trop bien ce qu'il va en faire. Une dizaine de kilomètres plus loin, il voit une voiture de carabiniers, il s'arrête et leur tend le portable en donnant tant bien que mal des explications. L'étonnement se lit sur le visage des policiers; ils remercient vivement Jean-Marie, promettent de faire des recherches. Ils vont même jusqu'à arrêter la circulation pour permettre à Jean-Marie de reprendre la route.